Pourquoi le piratage est-il devenu une option pour certains consommateurs ?

Dernière mise à jour: 22.09.19

 

Au centre de l’évolution technologique et informatique, accéder illégalement à un système informatique depuis un périphérique à distance pour accéder à ses données pour ensuite les modifier signifie « pirater ». C’est donc une infraction pénale. Mais au fil du temps, le piratage se présente sous plusieurs aspects, et se manifeste sur de nombreuses formes. Actuellement le marché des abonnements aux chaînes télévisées et internet est l’une des victimes de cette infraction. Il peut toucher aussi bien les fournisseurs que les consommateurs. Beaucoup se demandent alors si ce type de piratage est lié à la qualité du matériel utilisé ou du technique de vente des produits nouvellement créés par les entreprises.  

 

 

Un client nous dit tout

Depuis l’arrivée de la TNT dans l’Hexagone, un client abonné à Internet était alors obligé d’investir dans un nouveau décodeur TV pour recevoir les chaînes gratuites de ce mode de transmission. Mais son ancien téléviseur étant déjà à presque 17 ans de service, la personne a décidé aussi d’acheter une télévision toute neuve et choisit une Smart TV, dans laquelle elle a rajouté le flux Periscope de l’Assemblée nationale.

Mais, la qualité des images ou vidéos que les récepteurs affichent à l’écran n’est pas suffisante. Qui plus est, des chaînes américaines et françaises en vogue — Netflix, Arte, canal plus, etc. — restent inaccessibles gratuitement par son décodeur TV. L’ajout de ces nouveaux canaux sur son forfait sera malheureusement suivi d’autres coûts supplémentaires. Le client affirme aussi que la vidéo à la demande et le replay sont déplorables.

Ces problèmes incitent les gens à pirater les distributeurs pour mieux satisfaire leurs besoins. En général, cela dépend de la situation financière des utilisateurs. Pour ceux qui ont les moyens, ils ne se manifestent pas sur les réseaux sociaux pour dénoncer les opérateurs de ces produits et services internet.

 

L’inégalité sociale

En principe, le piratage audiovisuel que les entreprises créatrices de TV subissent a des impacts négatifs sur le développement de leurs portefeuilles financiers. Pour y remédier, elles ont adopté une technique pour alléger les prix de leurs produits. En effet, si ces derniers sont à la portée de tout le monde, légalement, plus personne n’aura besoin de les pirater. Seulement, pour leur rentabilité, les fabricants ont un seuil qu’ils ne peuvent pas dépasser.

Le fait d’avoir un téléviseur écran plat haute définition avec un abonnement constitue un investissement propre. Néanmoins, en faisant le calcul à long terme, ce choix sera au profit du consommateur. Ce dernier peut en effet accéder facilement aux contenus du domaine public.

Mais nous ne pouvons pas ignorer la réalité actuellement. Une partie de la population française n’a pas le moyen de se rendre sur les places de présentation culturelle, que ce soit privé ou public, comme les musées, les théâtres, les concerts et les salles de cinéma. Ce qui n’est pas le cas des habitants de la région parisienne. Déjà ces lieux de divertissement sont bien à leur portée, et la majorité de la région est sous couverture réseau.

La télévision et l’internet sont donc les seuls moyens pour les habitants au revenu limité de se distraire et de s’informer en même temps. Et encore, il faut avoir l’installation indispensable. C’est aussi l’une des raisons qui poussent les gens à pirater.

 

 

Aucun engagement de l’État

L’accès aux différents types de divertissement dépend de l’environnement familial où la personne a grandi. Pour certaines, qui ont été élevées par de grands lecteurs, dévorer des livres fait partie de leur passion. Et sous l’influence de ce genre d’entourage, l’éducation cinématographique et musicale n’est pas un problème.

Ce n’est pas le cas pour les habitants des régions éloignées où la télévision et l’internet sont inaccessibles. De même, pour ceux qui n’ont pas le moyen d’acquérir des équipements nécessaires pour installer ceux-ci à domicile. Parvenir à réaliser ce type de distraction reste un grand problème pour ces catégories de personnes, sauf par le biais du piratage.

Et malheureusement, l’Etat ne prend pas en compte ce problème de non-accès à la culture et au divertissement. Ceci relève des efforts de chacun. Pour cette raison, ceux qui y arrivent insistent sur l’application des lois pour poursuivre le piratage des réseaux et renforcer la surveillance sur le net. La réalité est bien triste puisque la haute société française ne se soucie pas des plus démunis pour alléger ce problème.

Certains consommateurs auraient aimé une réduction sur plusieurs choses — cinéma, clips vidéo, livres numériques, etc. — ou même les rendre gratuits. Par contre les géants américains, Netflix a réussi à élire cette loi en faveur des utilisateurs ayant un budget limité. De plus les producteurs de cinéma américains sont connus pour leur caractère humble et modeste. Ces entreprises étrangères n’hésitent pas à contracter avec plusieurs jeunes firmes naissantes dans les autres pays, comme Blumhouse.

 

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