Plus de crédibilité et moins de « fake news » !

Dernière mise à jour: 21.11.19

 

Une enquête menée sur la confiance des Français envers les médias affiche des résultats alarmants pour la profession. Le baromètre annuel Kantar/La Croix parle justement d’une grande baisse de pourcentage sur le sujet, malgré une grande soif d’informations. Les raisons ? Les Français réclament plus d’éducation et moins de fausses informations.

 

Des statistiques qui parlent d’elles-mêmes

Depuis le tout premier sondage sur le sujet en 1987, l’on assiste aujourd’hui aux statistiques les basses pour ce qui est de la description de la relation des français envers les médias. Effectivement, seulement 44 % de la population considèreraient les informations comme fiables, tandis que le reste s’en méfierait ou serait totalement indifférent. Un niveau de crédibilité qui chute considérablement, surtout au niveau de la télévision et de la presse écrite. La télévision est sévèrement jugée, car elle perd 10 points par rapport à l’an passé, et afficherait uniquement 38 % de fiabilité.

En creusant plus loin sur les raisons, les lecteurs parlent de plusieurs facteurs, comme quoi les sujets sont souvent mal traités ou même « dramatisés ». Ils parlent également de « fake news » ou de fausses informations, et de pression d’argent ou de manque d’indépendance des journalistes face aux partis politiques. Un baromètre qui vire au rouge donc, mais qui sous-entend néanmoins plus d’intérêt dans la soif d’informations.

Les professionnels font également remarquer que ces statistiques naissent d’une différence en termes d’âges, d’éducation et de culture. Les diplômés seraient plus motivés à écouter la radio et la presse écrite, tandis que les plus âgés ou les moins diplômés préfèreront rester sur leur écran. La qualité de l’information est donc également largement critiquée.

 

 

Une soif de crédibilité

Bien que les chiffres soient mauvais, les concernés n’en sont pas pour autant fortement impactés puisqu’ils y voient surtout une augmentation d’intérêt en termes d’informations. Bien que ce soit une mauvaise nouvelle disent-ils, c’est également un signe d’un esprit critique et curieux de la part des lecteurs. Car rappelons-nous qu’après les attentats de 2015, les Français se sont petit à petit désintéressés des informations. Une situation qui d’après le baromètre, s’est revue en hausse en début de l’année 2019. Autre changement : les lecteurs sont intransigeants.

Plus exigeants, 9 lecteurs sur 10 affirment vouloir plus de fiabilité et de vérification dans les informations publiées. Ils définissent les informations comme étant des besoins fondamentaux, et dont la moindre erreur serait impardonnable. Jouant le rôle d’intermédiaire, un journaliste est demandé comme étant une source sûre et totalement crédible, sur n’importe quel sujet.

En se fiant aux sondages toutefois, 48 % affirment ne pas croire aux informations affichées sur les réseaux sociaux, même si celles-ci ont été diffusées par un média. Ils exigent des informations plus pertinentes, traitant sur les « réels » problèmes, sans que ceux-ci soient pour autant surtraités.

 

Des sujets qui n’ont pas été assez évoqués

Le sujet traitant le mouvement des gilets jaunes aurait créé une grande polémique face aux statistiques affichées. Si seulement un tiers de la population se dit satisfait de la façon de faire des médias concernant ce mouvement, les 67 % remarquent trop de dramatisation dans la diffusion des informations. 51 % pensent que le sujet a été mal traité, et 52 % affirment que les médias ont laissé la place aux points de vue trop extrémistes et n’ont pas suffisamment donné la parole à tous.

En poussant l’enquête plus loin, on remarque que les lecteurs ne semblent pas satisfaits des titres beaucoup trop abordés par la majorité des journaux, télévisions et internet. Nous faisons notamment référence aux litiges concernant l’héritage de Johnny Hallyday, l’arrivée de Neymar dans le club de football PSG, le cambriolage de Kim Kardashian, « l’affaire Benalla » ou encore la victoire de la France pendant la Coupe du monde. Plusieurs sujets semblent ne pas avoir été assez évoqués dont la marche pour le climat ou encore les affaires de pédophilie dans les églises catholiques.

 

 

À qui revient la responsabilité de combattre les « fake news » ?

Si l’on se fie aux dires des Français, soit 36 %, alors les journalistes seraient les premiers responsables, pouvant instaurer une certaine limite sur les fausses informations. Éventuellement, les professionnels confirment qu’il sera totalement possible de totalement maîtriser le sujet et ainsi empêcher la création des fake news. Néanmoins, réduire leur potentiel de nuisance reste faisable ! Les personnes ayant été interrogées dans cette étude soulignent toutefois qu’aussi bien le gouvernement que les citoyens eux-mêmes ont leur part de responsabilité dans la propagation de ce genre d’informations.

A souligner toutefois que malgré les reproches lancés aux journalistes, les formes d’agressivité à leur égard ont été jugées non justifiées par 73 % des Français.  

 

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